Mouvement social : les enseignants sont dans la rue. Voire même … à la rue !

Paris, le 30 janvier 2012

Conditions de travail de plus en plus difficiles, postes supprimés, projet
de réforme d’évaluation des enseignants dépourvue de sens, le gouvernement
savonne la planche de l’Education.

Luc Chatel annonce dans son communiqué de presse un chiffre prévisionnel:
un taux de grévistes de 12,83% dans l’enseignement primaire. Sinistre
comptabilité, à nouveau, du ministre de l’Education qui prévoit le service
minimum qui doit être, en vertu de la loi, assumé par les collectivités
locales. Un service minimum. Voilà ce à quoi ces conditions de travail, et
ces postes supprimés amènent l’Education Nationale, l’institution qui
prépare l’avenir. C’est ainsi qu’on envisage le futur et les générations à
venir, dans ce gouvernement : une quantité négligeable. Seuls les
bénéfices à hyper court terme comptent.

Sous prétexte de recherche de l’excellence, c’est la concurrence qui prévaut.
Sous prétexte d’économie, c’est l’encadrement humain et nos enfants qui
périclitent.

Monsieur le Ministre Chatel déclarait récemment au Sénat “Des économies de
bout de chandelle ? Non, une suppression de poste représente une économie
d’un million sur la carrière, plus 800 000 euros de retraite. Multipliez
par 150 000.”

Dénonçons cette casse de l’éducation, orchestrée par le gouvernement.
Sinistre comptabilité, encore.

Marie-Christine Blandin, Sénatrice Europe Écologie Les Verts du Nord, et
Présidente de la Commission de la Culture de l’Éducation et de la
Communication, renouvelle son soutien aux enseignants, aux personnels
encadrants, aux parents d’élèves et aux élèves, et maintient fermement ce
qu’elle avait répondu au ministre le 1er décembre dans l’hémicycle du
Sénat : “Votre triste comptabilité des économies réalisées grâce aux
suppressions de postes a profondément choqué la majorité. Nous ne voulons
pas, nous, que chaque matin, l’enseignant se regarde dans le miroir en se
disant « Je coûte trop cher, j’aggrave la dette ». Nous voulons qu’il
puisse se dire :  « Je construis un peu plus d’humanité, je crée du lien,
je transmets du savoir, je suis un fonctionnaire consciencieux ». Ce
métier mérite une reconnaissance que doivent traduire un juste salaire et
une juste retraite.»

Marie-Christine Blandin déclare : “Derrière les chiffres et les prétendues
économies, il y a les dégâts de demain, les femmes et les hommes
enseignants brisés dans leur engagement au services des générations
futures, des enfants et des jeunes bousculés dans leur parcours.”

Marie-Christine BLANDIN
Sénatrice du Nord – Europe Ecologie Les Verts
Présidente de la Commission Culture
www.mariechristineblandin.eelv.fr

 

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